Boire ou conduire : il faut choisir – Les autres ont le droit de vivre !

Un verre de trop, c’est une vie en moins. 

À Lomé, dans les maquis du quartier Agoè, sur les terrasses animées de Kara ou encore dans la ville de Dapaong, la convivialité togolaise s’exprime souvent autour d’un verre ou d’une calebasse. Mais lorsque ce verre est suivi du bruit d’un démarreur, la fête peut virer au drame. « Boire ou conduire : il faut choisir » n’est pas un simple dicton de prévention. C’est un choix moral, une question de respect humain. Chez WECARe, nous croyons que personne n’a le droit de voler la vie d’autrui pour n’avoir pas su renoncer à un verre.

La science au service de la raison

L'alcool : un poison pour la conduite

L’alcool modifie profondément nos capacités. Dès le premier verre, ses effets sont néfastes :

  • Temps de réaction allongé : Ce qui se passe en une seconde peut devenir une éternité face à un obstacle.

  • Vision perturbée : On évalue mal les distances, la vision nocturne baisse.

  • Sensation de fausse confiance : On se sent plus fort, plus habile. C’est le piège mortel. On prend des risques qu’à jeun on n’oserait jamais prendre.

Le seuil légal et la réalité

Au Togo, le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,8 g/l de sang (ou 0,4 mg/l d’air expiré). Mais soyons honnêtes : chacun réagit différemment. Ce qui est certain, c’est qu’un seul verre peut altérer. Et entre « pouvoir conduire » et « conduire en sécurité », il y a un fossé que WECARe vous invite à ne pas franchir.

Les autres ont le droit de vivre

L'autre : un inconnu qui a une vie, une famille

Quand on prend le volant après avoir bu, on ne met pas seulement sa propre vie en danger. On devient une menace pour :

  • Le piéton qui rentre chez lui après une journée de travail.

  • La famille à moto qui va à la messe ou au marché.

  • L’enfant qui joue près de la route.

  • Les passagers du véhicule d’en face.

« Les autres ont le droit de vivre » : cette phrase est le cœur de notre combat. Elle signifie que ma liberté de boire s’arrête là où commence le droit fondamental d’autrui à rentrer vivant chez soi. Au Togo, où la solidarité et le respect des anciens sont des piliers, comment expliquer à une mère que son fils ne reviendra pas à cause d’une conduite en état d’ivresse ?

Une question d'honneur et de dignité

Dans nos villes de Lomé, Aného, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong, l’honneur d’un homme ou d’une femme se mesure aussi à sa capacité à protéger les siens et la communauté. Conduire sobre, c’est faire preuve de dignité. C’est montrer qu’on est maître de ses choix et respectueux de la vie d’autrui.

Des solutions responsables et concrètes pour nos villes

Anticiper pour ne pas avoir à regretter

La solution est simple et responsable. Elle repose sur l’organisation et la solidarité.

  1. Le conducteur désigné : Entre amis, désignez à l’avance celui ou celle qui ne boira pas et ramènera tout le monde en sécurité. C’est un rôle noble, un acte d’amitié véritable.

  2. Les transports en commun : À Lomé, les taxis sont nombreux. À Vogan, les motos-taxis peuvent vous raccompagner. Laisser son véhicule sur place et revenir le chercher à jeun, c’est la marque des sages.

  3. L’accueil chez un proche : Si vous avez bu chez un ami, proposez-lui de rester dormir. La vraie hospitalité, c’est aussi protéger ses invités de la route.

Le rôle de chacun

  • Tenanciers de bars et maquis : Proposez de l’eau et des softs. Ayez un numéro de taxi à disposition. Vous êtes les gardiens de la sortie de vos clients.

  • Familles et amis : Osez dire non. Osez prendre les clés à un proche ivre. C’est un geste de courage et d’amour. La gêne passagère vaut mieux qu’un enterrement.

Conclusion : Le choix de la vie

« Boire ou conduire » : face à cette alternative, il n’y a pas de compromis possible. L’association WECARe vous invite à faire le seul choix responsable : celui de la vie.

Que vous soyez à Lomé, sur la côte, à Kpalimé, dans l’intérieur du pays, ou à Cinkassé, souvenez-vous que la route vous attend demain. Vos proches vous attendent ce soir. Ne les décevez pas. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas : le droit de vivre des autres.

Si vous avez bu, ne conduisez pas. Si vous conduisez, ne buvez pas.

By admin

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